NATIVITÉ CINQUANTE ET QUELQUES, Lionel-Édouard Martin

Jeudi 29 août 2013

Paru le 15 novembre 2013

Un soir de Noël, dans les années cinquante : Maît’Louis, un vieux rebouteux usé par les maux de tous ceux qu’il a guéris, guette au crépuscule, au seuil de sa vieille demeure, d’importants visiteurs. Grâce à son éolienne, savamment installée par Jean Dieu, le boulanger, il enguirlande de lumière le grand marronnier, seul repère visible par les passagers de l’Ariane partis, bravant la tempête de neige, en quête d’un médecin pour soigner leur nourrisson et leur imposante tante matriarche. Happés par la nuit, ils s’égarent sur les routes de cette âpre campagne…

La langue de Lionel-Édouard Martin, toute de matières et de saveurs, sert à merveille un récit magnifique qui n’est pas sans évoquer un étonnant conte de Noël.

Chemin dans le crépuscule, des fantômes crépitent dans les buissons de neige. (p. 82)

Ouvrage publié avec le soutien de la Région Rhône-Alpes.

 

 

Ouvrage sélectionné parmi les 5 finalistes du prix “La Voix des lecteurs” organisé par le Centre du Livre et de la lecture de Poitou-Charentes.

ISBN : 978-2-917094-10-5
EAN : 9782917094105
230 pages
Prix : 14,50€

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Critiques et recensions

Yggdrasil sur Un livre une fenêtre (dans le cadre de l’opération La Voie des Indés)
Gildas sur Babelio (dans le cadre de l’opération La Voie des Indés)
Marc Villemain sur son blog
Zazy sur son blog (dans le cadre de l’opération La Voie des Indés)
Pierre-Vincent Guitard sur Exigence Littérature
Par Nikola Delescluse dans son émission Paludes du 6 décembre 2013 sur Radio Campus Lille
Par Anna Potocka sur Libfly (dans le cadre de l’opération La Voie des Indés)
Par Lydie Zannini de la Librairie du Théâtre à Bourg-en-Bresse, dans l’émission “À  livres ouverts” sur RCF Bourg
Par Lydie Zannini dans La Voix de L’Ain du 13/12/13
Par Denis Arnoud sur Les lectures du Hibou
Par Fiolof sur La Marche aux pages
Dix critiques réunies sur Libfly dans le cadre de l’opération La Voie des Indés
Par Jean-François Delapré de la librairie Saint-Christophe à Lesneven
Par Philisine Cave sur son blog
Par Jacques Josse sur Remue.net
Par Didier Rougeyron dans l’émission Quartier Livres sur Radio Lyon 1ère
Par Céline Righi, sur L’Anagnoste
Sur sur Radio Plus (La Radio du Bassin Minier et de l’Artois Dans le Pas de Calais), dans l’émission La Vie des Livres (à 1:14:25)
Par Grégory Mion sur Critiques Libres
Par Michel Gros Dumaine sur son blog

 

FISSIONS, Romain Verger

Lundi 8 juillet 2013

Paru le 13 mai 2013


ISBN : 978-2-917094-09-9
EAN : 9782917094099
144 pages
Prix : 12,50€

« Tu m’avais dit marions-nous le 21 juin, au solstice d’été. C’est le jour le plus long. À Rochecreuse, à la montagne, où le soleil consume longtemps les cimes. »
Dans un face à face avec l’écriture, un homme se remémore sa nuit de noces, en suit le cours jusqu’à son apothéose tragique.
Avec ce quatrième roman qui mêle de nombreux motifs filmiques et littéraires et qui emprunte tour à tour aux registres du fantastique, du grotesque et du thriller, Romain Verger signe le récit exalté et obsédant d’une inexorable désintégration.

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Critiques et recensions :

Par Claire Laloyaux sur L’Aquarium vert
Par Antoine Brea sur son blog
Par Céline Righi sur L’Anagnoste
Par Lionel-Édouard  Martin sur son blog.
Par Nikola Delescluse dans l’émission Paludes sur Radio Campus Lille
Par Marianne Loing sur Sens Critique.
Par Jacques Josse sur Remue.net
Par Nathalie Goldgrab sur La Ruelle bleue
Par Jean-Laurent Poli sur Le Salon Littéraire
Par Fanny, sur L’Oeil qui fume
Par Nébal, sur Welcome to Nebalia
Par Jean-Pierre Longre sur Notes et Chroniques
Dans l’émission radio du 13 juin 2013 de la Salle 101, sur Fréquence Paris Plurielle.
Par Athouni sur Babelio
Par l’écrivain Christophe Spielberger
Par Anne Vivier sur Racines
Par Bruno Para sur Noosfere
Roman classé parmi les coups de cœur de 10 libraires lyonnais dans le numéro estival de Mag2Lyon.
Sweet Maya sur My Boox (Lectrice dans le cadre de la seconde édition de l’opération la Voie des Indés)
Françoise sur My Boox (Lectrice dans le cadre de la seconde édition de l’opération la Voie des Indés)
Par Sabine Huynh sur Terres de femmes
Par Eulimène dans Le salon des lettres
Par Pierre-Vincent Guitard sur Exigence : Littérature
Par Sandrine Brugot-Maillard sur Mes Imaginaires
Par Skritt sur Le Critique (lecteur dans le cadre de la seconde édition de l’opération la Voie des Indés)
Par Martin Hervé sur Artichautmag.com
Par Hugues Robert, libraire chez Charybde à Paris 12e
Par Grondenez sur le blog Les Potagers de la colère

Un extrait du roman dans Les Carnets d’arts et d’essais de Sylvie Besson
Un extrait du roman à travers les Hublots de Philippe Annocque
Un extrait du roman chez Guillaume Vissac, dans Fuir est une pulsion

LA VIEILLE AU BUISSON DE ROSES, Lionel-Édouard Martin

Lundi 8 juillet 2013

Paru le 11 octobre 2010

La Vieille au buisson de roses, 1ère de couverture
ISBN : 978-2-917094-03-7
EAN : 9782917094037
204 pages
Prix : 15€

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L’auteur : Après des études littéraires sanctionnées par une agrégation de lettres modernes, sa carrière le mène à la diplomatie culturelle et à l’enseignement supérieur. Spécialiste de didactique du français langue étrangère, il a effectué de nombreux et longs séjours hors de France (Maroc, Allemagne, Caraïbe…), qui ont nourri son écriture. Sa poésie interroge, sous l’angle de leurs rapports avec le corps et le langage, les mondes parcourus, les choses vues : thématique qui, sous forme de textes courts, elliptiques, se prolonge et s’amplifie dans son œuvre narrative, fortement empreinte d’éléments biographiques. Les éditions Arléa, qui publient régulièrement Lionel-Édouard Martin depuis plusieurs années, ont fait paraître en mars 2010, Vers la Muette, un roman où il réussit de manière tout à fait originale à transformer le langage en un protagoniste à part entière et Le Tremblement, un récit qui évoque le trauma du séisme haïtien qu’il a vécu le 12 janvier dernier. Par le biais d’une écriture bouleversante qui va au-delà du simple témoignage, il construit une parole empreinte de clairvoyance, d’empathie et d’humanisme sur la renaissance des corps, sur le ren-chairissement des disparus et la manière dont ceux-ci nourrissent et font se relever les vivants. La critique a souvent rapproché l’écriture de Lionel-Édouard Martin de celle de Pierre Michon par exemple. Elle peut aussi faire songer, certaines autres fois, à celle d’un Giono, d’un Ramuz, d’un Roud mais aussi à celle d’un Flaubert dans ce qu’elle possède de singulier, musical et maîtrisé.

Quatrième de couverture :

Dans un monde où le temps semble s’être mis au ralenti, une vieille originale, un chien parleur et un marquis extravagant se trouvent, par un curieux hasard, assemblés en une folle trinité. Trois solitudes qui, sans le savoir, se cousent les unes aux autres par l’entremise des langues qui les traversent, les pétrissent et les sacralisent malgré elles et qui empruntent des voies/voix surprenantes dans une recherche de l’autre à l’issue tout à fait inattendue… Au carrefour de plusieurs genres, La Vieille au buisson de roses orchestre la douloureuse quête existentielle de ses personnages, tout en articulant un jeu de piste littéraire jubilatoire où le lecteur, à l’aide d’un langage généreux, est mis en portée dans une musique, une pulsation du verbe lui permettant de savourer cette idée que « la littérature se fait dans la bouche », pour reprendre une formule chère à l’auteur ; littérature qui, dans ce texte, se mue en une invitation au voyage dans l’insolite champ/chant des mots/maux. La Vieille au buisson de roses ouvre une porte d’accès à l’œuvre et à l’univers d’un écrivain qui, dans chacune de ses publications, confirme sa singularité

Morceaux choisis… :

” Il faut imaginer l’ahan puissant de la rose, à l’instant qu’elle déferle sous la poussée conjointe de la brise et des mots. Voici : perdant tout à coup retenue, ouverte et nue, béante, ménade ! rompant avec la tenue, creusant sa bouche en avalant ses lèvres, et don de l’une et de l’autre, et toutes lèvres qui s’envolent – alors que jouit la fleur d’embardées convulsives – et qui vrillent, tombant, que le chien les scrute comme il verrait, la manne, des bouts de viande tomber des nues ! ” (p.101-102)

“On a froid, sous ces ramures à peine bourgeonnantes, tout est gorgé d’eau ; sous la terre, doivent ramper des ruisseaux dépourvus d’yeux et de reflets, tout au plus chichement peuplés de bêtes aveugles, crevettes de source, mollusques : et c’est ça qui sans doute fait racines, parce que ces bois semblent morts, immobiles, on n’entend rien. La vieille s’arrête parfois pour humer quelque chose : le chien, qui la précède, s’en rend compte, fait demi-tour, lui octroie sa présence, se frotte à ses jambes. Ils sont là, tous deux, comme une espèce de double vie bancroche dans l’humidité. Crus, tous deux, dans cette bouche végétale, mais la manducation ne touche que le sommet des arbres : plus bas, contre terre, ça suce, laisse fondre. La vieille et Diurc – deux bonbons dans cette bouche – à moins qu’hosties ? La vieille se voit déglutie par le sol, avec le chien, dans une grande mêlerie de leurs viandes ; pourtant : rien, ça procède, promenade mouillée, dure, sous les frondaisons, comme, à pas maigres, on va noyer des chatons dans une mare. Mais la vieille n’a pas de chat dans ses poches : juste, comme bête, Diurc qui court devant elle et revient la flairer, elle-même chemin, route, pour l’animal, avec des pissements à chacune des stations. Et le chemin fut long. C’est qu’on n’avait aucune perspective, que la vue était de tous côtés bornée par les taillis, qu’on ne voyait pas le ciel – des branches en voûtes, comme des mains fermées –, qu’on ne savait où l’on allait. Sans doute, aussi, le domaine était-il vaste, et devait s’étendre au loin sur des kilomètres : et avait-on pris seulement le bon itinéraire, celui qui menait tout bonnement au château ? Car château, bien sûr, il y avait, perdu dans ces bois, forcément un château posé dans ces bois, avec un noble, un duc, un baron, marquis ou comte – on s’y perdait –, pris dans les murs calcaires de la bâtisse comme l’huître ou la moule dans sa coquille, l’huître plutôt, supposément perlière ; et ça donne, cette tumeur de nacre, un léger défaut de prononciation, fait un tantinet zozoter le monsieur : car comment penser qu’il parle le langage ordinaire, qu’il n’a pas, dans sa bouche, le petit quelque chose qui le distingue d’autrui, du vulgaire qui vit dans la maison banale, et parle comme on parle ? Pas que le sang, bleu supposément, qui fait saigner une espèce de rupture parmi les autres hommes au sang rouge comme celui des bêtes, la volaille en premier : mais aussi la langue, qui doit être bleue comme est noir le gosier des chiens de race ; et la langue bleue, ce n’est pas une couleur, mais une manière de parler, comme moi je cause avec mes cheu cheu, mes yeu yeu.” (p.171-173)

 

Librairies partenaires :
les très indépendantes et dynamiques Coquillettes, 6 place Fernand Rey 69001 LYON, l’antre fabuleux d’Ouvrir l’Oeil
au 18 rue des Capucins 69001 LYON et celui de Terre des livres 86, rue de Marseille 69007 LYON, la chaleureuse librairie Vivement Dimanche 4 rue du Chariot d’Or à la Croix-Rousse, toujours à LYON !

Un ouvrage soutenu par Artis Mirabilis.

On peut, concernant l’ouvrage, lire un article de Penvins sur Exigence-Littérature ici.
Le texte a été chroniqué également :
- dans le blog “La taverne du Doge Loredan”,
- sur  La Marche aux pages par Frédéric Fiolof.
- sur l’Anagnoste par Marc Villemain.
- sur “Reflets du temps” par Martine Lamouché Petauton en se rendant ici.
- dans l’émission Paludes de Radio Campus Lille : Nikola Delescluse nous en offre une lecture d’une grande intelligence

- dans le site littéraire La Ruelle Bleue

- dans un bel article intitulé “La Vieille aux mots dormants” sur le blog Le Souk de Moustafette
- chez Guillaume Vissac, dans  “Fuir est une pulsion“. Un article relayé sur Culturopoing.
- par l’écrivain Jacques Josse sur remue.net.
- par Angèle Paoli sur Terres de Femmes.
- par Claire Laloyaux sur le site de l’auteur.
- par Anne Bolenne sur Babelio.

A noter aussi, un très bel entretien entre Anne-Françoise Kavauvea et l’auteur à propos de La Vieille au buisson de roses et de la création littéraire. Une magistrale leçon de littérature. A lire sur son blog De seuil en seuil.

SIAMOISES, Patrick Dao-Pailler

Dimanche 7 juillet 2013

Paru le 28 avril 2009

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§iamoises, Patrick Dao-Pailler
Siamoise : Subst. Fém. AMEUBL. [P. allus. aux frères siamois] Canapé en forme de S dont les occupants sont à la fois côte à côte et vis-à-vis. (Dict. XIXe et XXe s.)
Lucy et Adina, deux soeurs siamoises, interrogent, chacune avec ses mots et sa personnalité, une existence quotidienne commune et un corps partagé. Le fragile équilibre de leur situation bascule lorsque les jeunes femmes se retrouvent encombrées du cadavre de leur amant et précipitées dans le fracas d’un procès grotesque. Voyage au coeur de la dualité, questionnement sur l’autre, le même et l’origine du désir, §iamoises compose un texte hybride qui se joue des genres, explore des terrains disciplinaires surprenants et effrite, dans une espèce de folie douce, les partitions du langage et du réel.

ISBN : 978-2-917094-01-3
EAN : 9782917094013
198 pages
Prix : 14,50 €

Lire ici tous les articles parus au sujet du roman. Celui-ci est disponible également dans nos librairies partenaires.

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Les Séditions

Mercredi 20 mars 2013