TRUANDAILLES, Jean Richepin

Paru le 10 mai 2012

(édition établie, présentée et complétée par Hugues Béesau et Karine Cnudde)

ISBN : 978-2-917094-07-5
EAN : 9782917094075
378 pages
19,50€

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Réédition d’un ouvrage de 1890 tombé complètement dans l’oubli et réunissant un ensemble de vingt nouvelles mettant en scène des personnages de saltimbanques, d’indigents, d’affreux, d’estropiés, de prostituées et de gueux de tout poil. Des portraits hallucinants, vachards, où la monstruosité ne se situe pas là où on le croit, où la normalité réside elle aussi à des endroits assez inattendus et où une vraie tendresse pour ces gens de sac et de corde se dégage. Le tout est pétri dans une langue savamment enlevée où l’argot pratiqué par Richepin devient un art au service de l’impertinence et d’un humour souvent très noir.

Truandailles offre un prolongement, en prose cette fois, à La Chanson des gueux, le premier recueil poétique de Richepin qui lui a valu d’être traîné, en 1876, devant les tribunaux et d’écoper de 500 francs d’amende et d’un mois de prison pour atteinte aux bonnes mœurs.

L’édition proposée comprend, outre l’intégralité des nouvelles, une préface des éditeurs, la préface que Richepin a livrée à L’Année littéraire 1890 de Paul Ginisty, la reproduction d’un texte intitulé Forains de Jean Richepin, toujours, édité initialement dans la revue Demain en 1924. En fin de volume une courte étude introductive sur l’argot et les gueux est suivie de la reproduction de deux chapitres des Misérables de Victor Hugo (le chapitre qui nous présente Gavroche et son fameux éléphant dans lequel il mène deux enfants de rue à qui il dispensera une leçon d’argot ; le chapitre intitulé « Argot »), de la reproduction d’un passage des Mystères de Paris d’Eugène Sue et enfin de l’intégralité des pièces supprimées de La Chanson des Gueux qui reprend le fascicule publié en 1881 par l’éditeur belge Kistemaeckers. Enfin, le livre se clôt sur un glossaire argotique de Truandailles établi par les éditeurs à partir de plusieurs sources de référence.

Jean Richepin (1849-1926) est un homme au parcours totalement atypique. Fils de médecin né en Algérie, il réalise de brillantes études (il entre à l’École Normale Supérieure en 1868 et obtiendra une Licence de lettres), devient franc-tireur pendant la guerre de 1870, pratique ensuite de nombreux métiers (de professeur à docker en passant par journaliste). Il assume pendant plusieurs années une vie de bohème rebelle et excentrique (il aurait même voyagé un temps avec un groupe de gitans), pratiquant la lutte sur les foires, et marquera durablement le Quartier latin par ses extravagances et ses insolences. Ses maîtres spirituels se nomment Pétrus Borel, Jules Vallès ou bien Baudelaire mais aussi Jules Barbey d’Aurevilly ou Victor Hugo.
Auteur extrêmement prolifique, il s’illustre aussi bien dans la poésie, le théâtre, le roman, la nouvelle, la chanson que le livret d’opéra et fait l’admiration de tous pour ses talents d’orateur et sa maîtrise de la langue. Il terminera, assagi, à l’Académie Française en occupant le siège laissé vacant par André Theuriet mort en 1907.

Annonce de la publication relayée sur Fabula et Les Âmes d’Atala.

Les retours de lecture sur Truandailles :
- Dans la revue Page des Libraires, par Daniel Berland, à lire ici.
- Sur Le Clavier Cannibale de Claro, .
- Sur Membrane, le blog de Romain Verger, à cet endroit.
- Sur le site personnel de Lionel-Édouard Martin, ici.
- Sur Notes et Chroniques de Jean-Pierre Longre, par là.
- Dans l’émission Paludes sur Radio Campus Lille, par Nikola Delescluse, à écouter ici.
- Sur L’Alamblog d’Éric Dussert, ici.
- Didier Rougeyron s’est intéressé à l’ouvrage dans son émission Quartier Livres sur Radio Lyon 1ère. A écouter en podcast, ici.

Page Facebook de l’ouvrage ici.

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